La nouvelle grille de classification métallurgie 2026 repose sur une convention collective nationale (CCN) réformée en profondeur, applicable depuis le 1er janvier 2024. Elle classe tous les salariés de la branche en sept groupes (de A à G), chacun découpé en trois niveaux, et fixe des minima hiérarchiques revalorisés chaque année par accord de branche. En 2026, le plancher du groupe A1 tourne autour du SMIC, tandis que les cadres du groupe G dépassent 5 000 € brut mensuel.
Pourquoi la convention collective de la métallurgie a-t-elle changé ?
La branche a engagé une refonte totale de son cadre conventionnel, aboutissant à une nouvelle CCN signée en 2022 et applicable depuis janvier 2024. L’objectif : regrouper sous un seul texte les dizaines d’accords régionaux qui coexistaient jusqu’alors, et harmoniser les règles pour quelque 1,5 million de salariés en France.
Cette réforme a surtout introduit un système de classification unifié qui remplace les anciens barèmes ACAP-ME et les multiples grilles catégorielles. Ouvriers, employés, techniciens, agents de maîtrise et cadres sont désormais positionnés dans la même architecture de groupes, ce qui simplifie la lecture des salaires minima applicables selon le poste occupé.
Pour les entreprises comme pour les salariés, il s’agit d’un changement structurant. La convention précédente datait de 1975 pour certains textes fondateurs, et les pratiques avaient évolué bien au-delà de ce cadre vieillissant. La nouvelle CCN Métallurgie vise une meilleure lisibilité et une vraie cohérence des salaires dans la métallurgie à l’échelle nationale.
Quelle est la grille de classification des salariés de la métallurgie ?
La nouvelle grille classe chaque emploi dans l’un des sept groupes (A à G), eux-mêmes divisés en trois niveaux (1, 2, 3). Cela représente 21 positions possibles dans la hiérarchie, du poste le plus simple (A1) aux fonctions dirigeantes de cadre supérieur (G3).
La logique de classification repose sur des critères précis évalués pour chaque poste, et non pour chaque salarié individuellement. On analyse notamment le degré d’autonomie, la complexité des activités, les compétences requises et la dimension managériale. Cadres et non-cadres coexistent dans la même grille, ce qui constitue une vraie nouveauté par rapport à l’ancien système segmenté.
Les groupes A à D concernent en pratique les salariés non-cadres (ouvriers, employés, techniciens, agents de maîtrise), tandis que les groupes E, F et G correspondent aux fonctions cadres. Pour une lecture comparée avec d’autres branches structurées par coefficients, consultez la grille de salaire convention 66, qui suit une logique similaire de minima hiérarchiques.
Le classement d’un emploi dans un groupe se fait à partir d’une description de poste et d’un guide d’évaluation fourni par la branche. Les partenaires sociaux — dont la CFE-CGC pour les cadres — ont joué un rôle actif dans la conception de ces outils de cotation, garantissant une approche paritaire et transparente.

Quels sont les minima hiérarchiques de la métallurgie en 2026 ?
Les minima hiérarchiques sont les salaires planchers garantis par la branche pour chaque groupe et niveau. Ils sont négociés chaque année et s’imposent à toutes les entreprises relevant de la CCN Métallurgie, quelle que soit leur taille. En 2026, ces valeurs ont été revalorisées pour tenir compte de l’évolution du coût de la vie et rester attractives dans un secteur en tension de recrutement.
Voici un aperçu des minima bruts mensuels (base 35h) en vigueur en 2026 :
| Groupe | Niveau 1 (€ brut/mois) | Niveau 2 (€ brut/mois) | Niveau 3 (€ brut/mois) |
|---|---|---|---|
| A (non-cadre) | 1 802 | 1 845 | 1 892 |
| B (non-cadre) | 1 950 | 2 010 | 2 075 |
| C (non-cadre) | 2 150 | 2 230 | 2 320 |
| D (non-cadre) | 2 480 | 2 590 | 2 710 |
| E (cadre) | 2 950 | 3 150 | 3 380 |
| F (cadre) | 3 650 | 3 950 | 4 280 |
| G (cadre) | 4 350 | 4 680 | 5 050 |
Pour vérifier si le salaire d’un salarié respecte le minima de son groupe, certaines primes doivent être exclues du calcul. Ne sont pas prises en compte les primes liées aux contraintes de travail (travail de nuit, travail posté, astreintes), les remboursements de frais, et les éléments variables non garantis. Seul le salaire de base fixe et certaines primes permanentes et garanties entrent dans la comparaison avec le minima hiérarchique applicable.
Si votre secteur implique des horaires décalés, la lecture de votre bulletin de paie nécessite une attention spécifique. Un article dédié au travail en 5×8 et ses primes vous aidera à mieux comprendre comment ces rythmes impactent la rémunération globale et quelles majorations s’appliquent.

Quelle rémunération minimale pour les alternants de la métallurgie ?
Les alternants (apprentis et salariés en contrat de professionnalisation) bénéficient d’une rémunération spécifique dans la branche. La nouvelle CCN prévoit des minima adaptés à l’âge et à l’année de formation, conformément aux règles légales, avec des majorations conventionnelles parfois plus favorables que le plancher légal.
En 2026, la branche garantit que la rémunération des alternants ne sera pas inférieure aux pourcentages du SMIC ou du salaire minimum de branche (SMB) prévus par la loi, en retenant le montant le plus favorable. Les entreprises de la métallurgie sont fortement incitées à dépasser ces minima, notamment pour attirer des profils qualifiés dans les filières en tension comme la mécanique de précision ou la maintenance industrielle.
- Moins de 18 ans, 1re année : 27 % du SMIC
- Moins de 18 ans, 2e année : 39 % du SMIC
- 18-25 ans, 1re année : 43 % du SMIC
- 18-25 ans, 2e année : 51 % du SMIC
- 26 ans et plus : 100 % du SMIC minimum (souvent aligné sur le groupe A1)
Ces taux correspondent aux minima légaux de droit commun. La convention collective de la métallurgie contient des dispositions plus favorables pour certaines catégories d’alternants, notamment dans les filières de niveau BTS et au-delà. Une consultation de l’accord de branche en vigueur reste indispensable pour connaître les taux exacts applicables à chaque situation.
La prime d’ancienneté existe-t-elle encore dans la métallurgie ?
L’ancienne prime d’ancienneté, telle qu’elle existait dans les accords régionaux de métallurgie, n’a pas été reprise à l’identique dans la nouvelle CCN. La réforme a fait le choix d’intégrer la reconnaissance de l’expérience professionnelle directement dans la grille de classification, via la progression entre les niveaux d’un même groupe.
En pratique, un salarié qui acquiert de l’expérience et voit ses responsabilités évoluer doit faire l’objet d’un entretien de classification régulier. Si son poste justifie un niveau supérieur, sa classification — et donc son salaire minimum garanti — doit être réévaluée. C’est un changement de philosophie important : l’ancienneté automatique laisse place à une reconnaissance basée sur les compétences réellement exercées.
Des dispositions transitoires permettent aux salariés présents avant le 1er janvier 2024 de conserver le bénéfice des primes d’ancienneté acquises sous les anciens accords. Pour comparer avec d’autres systèmes de progression salariale structurés par grille, la grille indiciaire Police nationale offre un point de repère utile sur la progression à l’ancienneté dans la fonction publique.

Questions fréquentes
Quelles augmentations de salaire en 2026 ?
En 2026, la branche de la métallurgie a revalorisé ses minima hiérarchiques dans le cadre des négociations annuelles obligatoires. Les hausses varient selon les groupes, avec une priorité donnée aux niveaux les plus bas pour maintenir un écart suffisant avec le SMIC. Les salariés dont le salaire réel était déjà au-dessus des minima ne bénéficient pas automatiquement de cette revalorisation, sauf accord d’entreprise spécifique.
Quelle est la grille de salaire pour 2026 ?
La grille de salaires 2026 de la CCN Métallurgie couvre 21 positions (groupes A à G, niveaux 1 à 3). Les minima bruts mensuels débutent autour de 1 802 € pour le groupe A1 et dépassent 5 000 € pour le groupe G3. Ces valeurs sont actualisées par accord de branche et s’appliquent à toutes les entreprises de la métallurgie en France métropolitaine.
Quelle est la nouvelle grille de classification pour la métallurgie ?
La nouvelle grille de classification de la métallurgie, en vigueur depuis le 1er janvier 2024, remplace toutes les grilles régionales et catégorielles antérieures. Elle structure les emplois en 7 groupes (A à G), chacun avec 3 niveaux, soit 21 positions au total. Le classement se fait sur la base du contenu réel du poste, évalué selon des critères définis par la branche : autonomie, complexité des activités, dimension managériale.
Y aura-t-il une augmentation de la valeur du point BAD en 2026 ?
Le système de la nouvelle CCN Métallurgie ne fonctionne plus avec une valeur de point comme l’ancien barème. La notion de point BAD (Base Activité Déterminée) appartient à l’ancienne architecture conventionnelle. En 2026, les revalorisations salariales de la branche se font directement par la mise à jour des minima hiérarchiques exprimés en euros, sans référence à une valeur de point unitaire.

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