Dans un monde en plein essor, devenir architecte est un bon choix. Car ce choix vous permet d’exercer votre métier de différentes manières et de vous assurer un revenu. Mais avant d’aboutir à ce point, il faut suivre un cursus de longue haleine.

Savez-vous que 45 % des aspirants architectes se perdent dans le choix de la formation à suivre ? Cela peut paraître hallucinant, mais il s’agit de faits réels. En effet, il existe près d’une centaine de formations pour devenir architecte. Retrouvez quelques-unes dans ce blog.

Quelle formation pour devenir architecte

À cause de la complexité de son travail, l’architecte doit avoir un profil complet. Pour y parvenir, voici le parcours à suivre.

  • Avoir un Bac S: Cette filière attire un grand nombre d’étudiants. Ces études s’avèrent difficiles et nécessitent beaucoup d’investissement (finance, temps, etc.).
  • Faire un Bac+5: Ces années d’études vous permettent d’obtenir un DEA (Diplôme d’Etat d’Architecte). Cette formation est répandue un peu partout en Europe. Il y a plus d’une vingtaine d’écoles à la disposition des étudiants. Vous pouvez avoir ce diplôme dans des centres comme ESA, INSA, etc.

En outre, il vous sera délivré un DEEA en 3e année. Il est équivalent à la licence et vous permet de commencer par travailler dans des agences. Mais vous ne pouvez pas exercer en libéral. Il peut aussi vous servir à postuler pour des études supérieures qui exigent la détention d’un diplôme de niveau bac+3.

  • Faire un Bac+6: une fois que vous avez votre master, vous pouvez poursuivre vos études. Ceci vous permet par exemple d’intégrer le corps des architectes. À la fin de cette formation, vous recevez la distinction HMONP (Habilitation à la Maîtrise d’œuvre en son Nom Propre). Ceci vous permet d’exercer librement votre métier.
  • Faire un Bac+8: Ce niveau d’étude vous donne accès au diplôme de spécialisation et d’approfondissement en architecture (DSA). Vous pouvez alors vous spécialiser dans le domaine de votre choix. Généralement, il y a quatre disciplines (maîtrise d’ouvrage, risques majeurs, patrimoine et projet urbain).

Selon votre orientation vous pouvez aussi avoir le DPEA qui est le diplôme propre aux écoles d’architecture. Il permet à ceux qui le suivent de se spécialiser en architecture navale, scénographie et bien d’autres.

Pourquoi suivre ces formations ?

Suivre de telles formations garantit l’emploi. Car il est souvent facile aux architectes d’avoir des offres d’emploi. Les statistiques ont montré que 85 % des étudiants architectes ont un emploi dans les 6 premiers mois après la fin de leur cursus. Par ailleurs, ils sont 33 % employés dans les 3 premiers mois de l’obtention de leur diplôme. Même en étant en formation, 38 % ont déjà du travail.

Tout cela se justifie par la demande croissante dans le domaine de l’immobilier. C’est donc une bonne décision que de choisir de devenir architecte. Mais il faut savoir choisir sa formation et pouvoir la finir.

Combien coûte la formation d’architecte et comment la financer ?

Le coût total d’un cursus d’architecte est souvent sous-estimé par les futurs étudiants. Pourtant, il s’agit d’un investissement significatif qu’il faut anticiper dès le départ pour ne pas abandonner en cours de route.

Les frais de scolarité selon le type d’établissement

Type d’école Frais annuels moyens Durée totale
École nationale d’architecture (publique) 400 € à 700 € 5 à 6 ans (jusqu’au DEA + HMONP)
École privée (type ESA, LISAA…) 6 000 € à 12 000 € 5 ans
Formation en alternance (rare mais existante) Gratuite à faible coût 3 à 5 ans selon le niveau

Les 20 Écoles Nationales Supérieures d’Architecture (ENSA) réparties en France proposent les formations publiques les moins coûteuses. Les droits d’inscription y sont fixés par le ministère et restent très accessibles comparés au secteur privé.

Les aides disponibles pour financer son cursus

  • Bourse sur critères sociaux (CROUS) : jusqu’à 7 échelons possibles, soit une aide pouvant dépasser 6 000 € par an pour les profils les plus modestes.
  • Exonération des droits d’inscription : automatique pour les boursiers échelon 6 et 7 dans les ENSA.
  • Aide à la mobilité internationale : de nombreux étudiants effectuent un semestre à l’étranger (souvent obligatoire) ; des bourses Erasmus+ couvrent en partie les frais.
  • Prêt étudiant garanti par l’État : jusqu’à 20 000 € sans caution parentale pour les moins de 28 ans.
  • Alternance en agence : bien que rare en architecture, certaines ENSA développent des partenariats avec des agences pour permettre une rémunération dès le master.

Sur 6 ans d’études dans une ENSA, le coût total (scolarité + logement + matériel) est estimé entre 30 000 € et 55 000 € selon la ville et le mode de vie. À Paris, comptez jusqu’à 10 000 € par an rien que pour le logement.

Les erreurs fréquentes qui rallongent ou compromettent le parcours

Chaque année, une partie des étudiants en architecture voit son cursus se compliquer inutilement. La bonne nouvelle : ces obstacles sont évitables si on les anticipe.

Erreur n°1 : négliger le portfolio dès la première année

Le portfolio est l’outil central de l’architecte, que ce soit pour intégrer un master, décrocher un stage ou postuler à son premier emploi. Beaucoup d’étudiants attendent la dernière année pour le construire. Résultat : un portfolio creux qui ne reflète pas leur réel potentiel. Commencez à archiver vos projets dès le premier semestre, même les plus modestes.

Erreur n°2 : ignorer l’importance du stage de formation pratique

Entre le DEEA (bac+3) et le DEA (bac+5), un stage obligatoire d’au moins deux mois en agence est requis dans la plupart des cursus. Certains étudiants le bâclent ou le font dans des structures sans rapport avec l’architecture. Ce stage est pourtant décisif : il conditionne parfois l’accès à certaines options de master et constitue votre premier réseau professionnel réel.

Erreur n°3 : sous-estimer la mise en situation professionnelle (MSP) pour l’HMONP

L’HMONP (bac+6) n’est pas un simple diplôme supplémentaire : elle exige une mise en situation professionnelle d’au moins 6 mois dans une structure habilitée. Beaucoup d’étudiants la repoussent, pensant la compléter facilement après coup. En pratique, trouver une agence d’accueil prend du temps, surtout dans les grandes villes où la demande est forte. Anticipez cette recherche dès la fin du master.

Erreur n°4 : choisir son école uniquement sur sa réputation

La notoriété d’une école ne garantit pas l’adéquation avec votre projet professionnel. Certaines ENSA sont reconnues pour leur orientation vers le patrimoine, d’autres pour l’urbanisme ou l’architecture durable. Renseignez-vous sur les spécialités proposées dans les cycles supérieurs avant de candidater, car changer d’école entre le DEEA et le master est techniquement possible mais administrativement complexe.

Questions fréquentes sur la formation d’architecte

Peut-on devenir architecte sans le bac S ?

Oui. Le bac S (désormais remplacé par la spécialité mathématiques/physique dans le lycée général) est recommandé mais pas obligatoire. Les bacheliers technologiques (STD2A notamment) ou littéraires peuvent également candidater aux ENSA via le concours d’entrée. Ce concours évalue le dessin, la culture architecturale et la motivation, pas uniquement le niveau scientifique. Environ 20 à 30 % des étudiants en ENSA viennent de filières non scientifiques.

Est-il possible de devenir architecte en reconversion professionnelle ?

Oui, mais le parcours reste long. Des passerelles existent pour les titulaires d’un bac+3 dans un domaine connexe (ingénierie, design, BTP). Certaines ENSA proposent des admissions parallèles en deuxième cycle. Le CPF (Compte Personnel de Formation) peut cofinancer certaines formations préparatoires, mais pas le cursus ENSA lui-même qui relève de l’enseignement supérieur.

Combien de temps faut-il pour exercer librement en tant qu’architecte ?

Pour ouvrir votre propre agence et signer des permis de construire, il faut obligatoirement l’HMONP, soit au minimum 6 ans d’études après le bac. Sans cette habilitation, vous pouvez travailler en agence comme architecte salarié, mais vous ne pouvez pas exercer en nom propre ni engager votre responsabilité sur des projets.

Le titre d’architecte est-il reconnu dans toute l’Europe ?

Le DEA (bac+5) délivré par une ENSA française est reconnu dans l’ensemble des pays de l’Union européenne grâce à la directive européenne sur la reconnaissance des qualifications professionnelles. En revanche, les conditions d’exercice libéral varient selon les pays : certains exigent une inscription auprès d’un ordre local, d’autres une expérience professionnelle minimale avant l’habilitation.

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