L’essentiel à retenir
- Le seuil auto-entrepreneur est de 188 700 € pour le commerce et 77 700 € pour les services.
- La première année, le plafond est calculé au prorata du nombre de jours d’activité.
- Un dépassement deux années consécutives entraîne la sortie du régime micro à partir de l’année suivante.
- Dépasser 36 800 € en services déclenche l’assujettissement à la TVA dès le premier jour du mois.
Le seuil auto-entrepreneur désigne le plafond de chiffre d’affaires annuel à ne pas franchir pour rester sous le régime de la micro-entreprise. En 2026, ce seuil s’élève à 188 700 € pour les activités de vente de marchandises et d’hébergement, et à 77 700 € pour les prestations de services et les professions libérales. Dépasser ces montants deux années de suite vous fait sortir du régime micro, avec des conséquences directes sur votre fiscalité.
Quels sont les seuils de chiffre d’affaires de la micro-entreprise ?
Le régime micro-entreprise repose sur deux plafonds de chiffre d’affaires, distincts selon la nature de votre activité. Ces montants sont révisés tous les trois ans par décret, en fonction de l’évolution des prix à la consommation.
- Vente de marchandises, fournitures, denrées et hébergement : 188 700 €
- Prestations de services (BIC ou BNC) et professions libérales : 77 700 €
Ces chiffres correspondent au chiffre d’affaires brut encaissé sur l’année civile, sans déduction de charges. Que vous soyez commerçant ou prestataire, c’est le total de vos encaissements annuels qui est comparé au seuil — pas votre bénéfice net.
Ne confondez pas ces plafonds avec ceux de la franchise en base de TVA, qui sont distincts et souvent inférieurs : 91 900 € pour le commerce, 36 800 € pour les services. Un auto-entrepreneur qui franchit le seuil de TVA reste parfois en régime micro sur le plan de l’impôt sur le revenu. Ces deux questions se traitent séparément.
Comment calculer les seuils la première année d’activité ?
La première année de création, le plafond applicable n’est pas le plafond annuel plein. Il est calculé au prorata temporis, en proportion du nombre de jours d’activité effectifs dans l’année. La formule est simple : seuil annuel multiplié par le nombre de jours d’activité, divisé par 365.
Si vous démarrez le 1er juillet 2026, vous disposez de 184 jours d’activité. Pour une activité de services, votre plafond réel sera donc de 77 700 × (184 / 365) ≈ 39 161 €. Ignorer cette règle est l’une des erreurs les plus fréquentes chez les entrepreneurs qui lancent leur activité en cours d’année fiscale.
Comment fonctionne le calcul en cas d’activité mixte ?
Si vous exercez à la fois une activité de vente et une activité de services au sein de la même micro-entreprise, deux conditions doivent être respectées simultanément : le chiffre d’affaires global ne doit pas dépasser 188 700 €, et la part correspondant aux prestations de services ne doit pas excéder 77 700 €.
Vous ne compensez pas un dépassement sur les services par un faible chiffre en ventes. La vigilance s’impose tout au long de l’exercice pour piloter votre chiffre d’affaires. Les outils de datavisualisation pour TPE vous aident à surveiller ces indicateurs en temps réel et à anticiper un éventuel franchissement de seuil.
Quand cesse-t-on de bénéficier du régime micro-entreprise ?
Un dépassement ponctuel n’entraîne pas une sortie immédiate du régime. La règle prévoit une tolérance sur deux années consécutives. Voici le mécanisme précis :
- Vous dépassez le seuil en année N : vous restez en micro-entreprise pour l’année N+1.
- Vous dépassez encore en N+1 : vous sortez du régime micro au 1er janvier N+2.
- Vous repassez sous le seuil en N+1 : vous restez en micro sans changement de régime.
Exception à retenir : si votre chiffre d’affaires franchit les seuils majorés — soit 277 900 € pour le commerce et 188 700 € pour les services — la sortie du régime fiscal est immédiate dès l’année en cours. Ce cas reste rare pour un entrepreneur débutant, mais il est utile de le connaître avant de signer de gros contrats.
Quelles sont les conséquences de la sortie du régime micro ?
Basculer hors du régime micro-entreprise implique plusieurs changements concrets. Sur le plan fiscal, vous passez au régime réel simplifié ou normal : vous devez tenir une comptabilité complète, déduire vos charges réelles et produire un bilan annuel. L’abattement forfaitaire propre au régime micro disparaît.
Sur le plan social, vos cotisations sont recalculées sur la base de votre bénéfice réel et non plus de votre chiffre d’affaires brut. Selon votre secteur, cela représente un avantage si vos charges professionnelles sont élevées. En revanche, la gestion administrative devient nettement plus lourde et nécessite souvent le recours à un expert-comptable.
Si votre activité se développe et qu’un dépassement durable se profile, une transformation en société (SASU, EURL) vaut la peine d’être envisagée. L’immatriculation au RCS devient alors obligatoire pour certaines formes juridiques. Vérifiez aussi votre situation vis-à-vis du Kbis en tant qu’auto-entrepreneur, dont les règles diffèrent selon le régime choisi.
Questions fréquentes
Quel chiffre à ne pas dépasser en auto-entrepreneur ?
En 2026, un auto-entrepreneur ne doit pas dépasser 188 700 € de chiffre d’affaires pour une activité de vente de marchandises ou d’hébergement, et 77 700 € pour les prestations de services ou les professions libérales. Ces seuils s’appliquent au chiffre d’affaires brut encaissé sur l’année civile, pas au bénéfice net réalisé.
Quel est le plafond auto-entrepreneur 2026 ?
Le plafond du régime micro-entreprise en 2026 est de 188 700 € pour le commerce (vente de biens, hébergement) et de 77 700 € pour les services et professions libérales. Ces montants sont révisés tous les trois ans par décret en fonction de l’indice des prix à la consommation. En cas d’activité mixte, les deux seuils doivent être respectés en même temps.
Quand un auto-entrepreneur devient-il redevable de la TVA ?
Un auto-entrepreneur bénéficie par défaut de la franchise en base de TVA, ce qui lui permet de facturer sans TVA. Il devient redevable de la TVA dès qu’il dépasse 91 900 € de chiffre d’affaires pour le commerce ou 36 800 € pour les services. Le dépassement prend effet à partir du premier jour du mois au cours duquel le seuil est franchi.
Quel seuil d’imposition pour un auto-entrepreneur ?
Le régime micro-entreprise applique un abattement forfaitaire avant imposition : 71 % du chiffre d’affaires pour le commerce, 50 % pour les services BIC et 34 % pour les professions libérales (BNC). Le montant imposable restant est ajouté aux autres revenus du foyer et soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu, ou au versement libératoire si cette option a été choisie lors de la création de l’activité.

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